Sweet Home : Tout a commencé comme ça

L’histoire de l’histoire de Sweet Home

Sweet Home, c’est ma réponse à un problème : celui du maintien à domicile des personnes fragilisées par l’âge, le handicap ou la maladie. Le maintien à domicile est le souhait exprimé par 90 pourcent des français. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. J’ai pris conscience de la complexité du maintien à domicile en étant confronté au problème pour ma grand-mère. C’était il y a plusieurs années mais les choses n’ont pas vraiment changé aujourd’hui. Le web a beau être partout, il n’apporte pas une réponse simple à nos questions. Le sujet m’était un peu sorti de la tête, j’étais passé à autre chose, mais à la rentrée 2017, la publication du rapport de la mission flash menée par la députée Monique Iborra sur les EHPAD m’a interpellé.

La genèse : Merci Monique

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Le rapport parlementaire de Monique Iborra livre les conclusions d’une mission flash relative aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Pour arriver à ses conclusions, Monique Iborra a réalisé des entretiens avec les parties prenantes en septembre 2017. Vous pouvez consulter le rapport complet ici. Sans surprises, le rapport révèle que le modèle actuel de la maison de retraite a vécu.

Il est nécessaire d’anticiper l’évolution des besoins et des attentes qui ne seront pas les mêmes que ceux des générations précédentes. Peut-être faudra-t-il continuer à mettre l’accent sur le maintien à domicile et sur le développement de l’habitat inclusif. Parallèlement, assumer de créer de nouvelles structures relevant réellement du sanitaire, plus proches des unités de soins longue durée.

En creusant le sujet, j’ai trouvé une seconde donnée intéressante : la génération des baby boomers va bientôt atteindre l’âge auquel le maintien à domicile devient compliqué. Dans quelques années, la France devra être en mesure de proposer à ses citoyens âgés une réponse adaptée à leurs besoins, leurs aspirations et leur état de santé. Cette réponse ne se limite pas à savoir s’ils doivent rester chez eux ou aller en EHPAD !

  • Un besoin client,
  • Un environnement ultra compliqué,
  • Un enjeu mondial.

Trois raisons qui m’ont donné envie de me pencher sérieusement sur le sujet. Mes objectifs :

  • Développer une expertise sur le sujet.
  • Venir en aide aux personnes âgées qui ont besoin d’écoute, de conseils et d’assistance.

2 commentaires

  1. Bonjour Alexandre,
    Ce sujet est très intéressant et le rapport parlementaire de Monique l’est également.
    Dans le rapport, il est mentionné: << L’EHPAD pourrait évoluer vers une plateforme de services et
    de soins à domicile structurant les territoires, et combinant prise en
    charge en établissement, prise en charge à domicile, courts séjours
    transitoires ou permettant le « répit » des aidants, et rompant avec la
    logique du « tout établissement » ou du « tout domicile »
    Moi, je pense qu'il faudrait commencer par ce point former des auxiliaires ou infirmiers qui seront amenés à suivre l'état de santé des personnes âgées à leur domicile, qu'il y ait un roulement entre infirmiers avec un cahier pour chaque patient qui a déjà séjourné cela éviterait également certaines périodes de débordement. Aussi, qu'il y ait un bon suivi, contrôle médical des personnes âgées dès un certain âge à leur domicile également pour éviter toutes sortes de surprise. Aussi, faudrait pas oublier que tout le monde n'habite pas paris y'a des personnes âgées en campagne, qui vivent seules, et certains aussi qui n'ont pas les moyens pour aller dans ces établissements ou préfèrent rester chez elle avec une visite médicale de temps à temps. Ce problème est très grave parce qu'il concerne non seulement les personnes âgées de maintenant et nous demain, puis la solution de former, recruter, et valoriser ces métiers là qui restent des métiers difficiles.

    1. Bonjour Claire, je vous remercie pour votre contribution. Le rapport Iborra est intéressant mais je le trouve un peu trop orienté en faveur des EHPAD. L’ouverture de l’EHPAD sur l’extérieur est une solution pour sauver les EHPAD en leur permettant de faire des économies de structure (ça coûte moins cher de faire de l’hospitalisation à domicile, c’est la même chose pour l’hôpital) et d’élargir leur clientèle sans agrandir les établissements. Mais cette solution répond-elle à un besoin client ? Les personnes âgées à domicile n’ont pas toutes un niveau de perte d’autonomie qui nécessite la mobilisation des ressources de l’EHPAD.

      Je vous rejoins sur la nécessité de recruter et former des infirmières et des auxiliaires de vie. Peut-être pourrions-nous nous inspirer de l’initiative Buurtzog lancée aux Pays-Bas il y a quelques années et qui a complètement révolutionné les soins à domicile en donnant le pouvoir aux infirmières. Peut-être pourrait-on développer des systèmes qui permettent de mieux payer les auxiliaires de vie sans augmenter le prix payé par les clients (je sais, ça parait fou, mais c’est possible).

      A mon avis, la solution d’avenir doit être imaginée en étudiant mieux les besoins des personnes âgées à domicile et les difficultés rencontrées par ces personnes et leurs aidants. On ne peut pas se contenter d’aménager les systèmes actuels car ils ne répondent plus aux besoins et sont en outre totalement dépendants du financement public (qui ne durera peut-être pas éternellement).

      Qu’en pensez-vous ?

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