Le SyNaPSe de A à Z

Le synapse

Le Synapse est le Syndicat National pour la Silver économie.
Cet organisme professionnel privé rassemble des entreprises de la Silver économie.

Découvrons l’histoire, la mission et les ambitions de ce syndicat à travers l’interview de son ancien président, Benoît Goblot.

benoit goblot
Portrait printanier de Benoît Goblot

Alexandre Faure : Bonjour Benoît, pour commencer, pouvez-vous nous présenter le Syndicat National pour la Silver économie dont vous êtes Président ?

Benoît Goblot : Le Syndicat National pour la Silver Economie, c’est un syndicat professionnel, un syndicat d’entrepreneurs. Au sein du Synapse ne sont présents que les représentants des entreprises. Le financement est assuré par ces seules entreprises. Il n’y a pas d’interaction avec des organismes publics, ni de subventions.

Comme tout syndicat professionnel, le Synapse a vocation à défendre les intérêts des entreprises. Et pour cela nous avons trois ambitions.

  1. Favoriser l’innovation,
  2. Développer la formation,
  3. Respecter une éthique professionnelle.

Alexandre Faure : Le Synapse a été créé en quelle année ?

Benoît Goblot : Le Synapse est le successeur de l’Asipag qui a été créé en 2010. Au départ c’était uniquement des gerontechnologies. Le syndicat s’est ouvert à des tas d’autres entreprises. C’est le Syndicat National Pour la Silver Economie donc le nom officiel date de 2016.

Le Synapse et l’innovation

Alexandre Faure : Que fait le Synapse pour favoriser l’innovation ?

Benoît Goblot : Les membres du syndicat sont des entreprises matures : elles ont un marché, des clients, un chiffre d’affaires et des années d’expérience, des savoir faire et des modes de distribution. En synthèse, ce sont des entreprises implantées.

Mais comme toute entreprise, elles ont besoin d’innover régulièrement de manière à apporter de nouveaux input au marché, aux clients ou aux consommateurs.

En échangeant, en se réunissant entre elles, elles aboutissent à de nouveaux projets qu’elles peuvent réaliser avec des partenaires qui sont présents au sein du syndicat.

Toujours dans une optique d’innovation, le Synapse a un partenariat avec l’université Paris-Descartes qui est la première université en France dédiée à l’homme. Il ne faut jamais oublier que la Silver économie sert des hommes, des retraités.

Ce partenariat nous donne accès à l’ensemble des ressources de l’université. Les chercheurs qui travaillent et qui peuvent donner une validation scientifique à tous les projets menés par nos entreprises.

Ce ne sont pas des cabinets, qui ont une légitimité plus ou moins forte, qui vont valider l’offre qui est faite aux seniors mais ce sont des chercheurs, des universitaires. Des gens qui ont l’expertise scientifique et qui sont déconnectés des contraintes du marché.

L’université anime également son propre living Lab qui est mené notamment à l’hôpital Broca. Il a fait sa preuve sur un certain nombre de sujets en matière d’utilité à destination des seniors.

C’est un point extrêmement important parce que beaucoup de projets et d’innovations dans l’univers de la Silver économie ne prouvent pas leur utilité aux seniors.

C’est pour cela que beaucoup échouent !

Au sein du syndicat, comme nous avons des entreprises qui vivent, a priori elles n’ont pas échoué… par définition [sourire].

Le Synapse et la formation

Alexandre Faure : Le deuxième objectif du syndicat, c’est la formation. Pourquoi la formation ?

Benoît Goblot : Toute filière économique crée ses structures de formation ou bien elle les encourage. Dans l’industrie automobile. Il y a tout un ensemble d’écoles d’ingénieurs et des cursus de formation d’ouvriers spécialisés en usine qui sont développées de manière à fournir une main d’œuvre qualifiée au secteur automobile.

Idem dans la communication, qui est mon métier. Vous avez des écoles de marketing et de communication qui se sont développées de manière à pouvoir fournir aux entreprises du personnel qualifié.

En matière de Silver économie aujourd’hui, il n’y a pas grand chose. Notre objectif c’est de contribuer à apporter cette main d’œuvre qualifiée.

Je vais vous donner un exemple : on parle très souvent du potentiel des emplois des services à la personne.

Potentiel qui n’a jamais été révélé !

Il y a une raison très forte à cela, c’est la carence en personnel qualifié. Très souvent, les personnes qui sont employées dans le secteur des services à la personne sont sous-qualifiées ou pas qualifiée du tout et payés au lance-pierre.

Mais à partir du moment où on formera ces auxiliaires de vie de manière plus qualitative, elles seront capables d’apporter un service plus qualitatif et donc elles auront une rémunération plus qualitative.

Nous cherchons à tirer ces professions vers le haut.

Les cursus de formation

Alexandre Faure : Quel cursus voulez-vous développer en priorité ?

Benoît Goblot : Vous avez deux types de formation qui sont absolument indispensables.

Les premières s’adressent aux personnes qui exercent dans la Silver économie et y sont arrivées un peu par hasard. Ces gens exercent une fonction dans des entreprises comme Korian, Orpéa mais aussi Daxon qui est une entreprise de vente par correspondance à destination des séniors. Ils ne savent pas nécessairement qu’ils sont dans l’univers de la silver économie.

C’est un point qui est extrêmement important. En leur apportant toutes les formes de connaissance et de validation de leur expérience professionnelle nous leur permettons d’évoluer au sein du métier et de mieux répondre aux enjeux de notre secteur d’activité.

Mais la formation continue n’est pas suffisante. Pour faire évoluer la Silver économie, nous devons attirer des jeunes.

Les jeunes apportent la créativité, le dynamisme, l’envie. Si l’on n’attire pas de jeunes, notre secteur d’activité va continuer à tourner en rond.

Benoît Goblot

D’où l’importance de créer des formations de manière à ce qu’un certain nombre de jeunes voient le un potentiel économique, les opportunités et décident de se former pour contribuer à développer l’offre produits et services.

Ce qui manque souvent.

Pourquoi est ce que le marché se développe peu ?

Parce que l’offre produits et services n’est pas si développée que cela.

Le Synapse et l’éthique

Alexandre Faure : Enfin, le troisième sujet sur lequel vous travaillez, c’est l’éthique.

Benoît Goblot : En effet. Le marché est constitué de consommateurs âgés, susceptibles pour un certain nombre d’être fragiles et donc il est indispensable d’avoir une éthique par rapport à cette clientèle là.

Tous nos membres s’engagent sur une charte éthique qui a été développée par le syndicat et qui est la preuve de notre volonté de bien faire et de bien répondre aux attentes de nos clients.

Benoît Goblot Synapse la silver économie ne se limite pas au médico social

Adhésion, renseignement et informations complémentaires sont à retrouver sur le site internet du Synapse.